L’oppidum
Le Mont Ergé nous rappelle le souvenir des premières peuplades,
qui vinrent se fixer dans ce pays, ainsi que la présence des romains
et de leurs divinités, mêlées à celles de nos ancêtres primitifs.

Modele de cabannes qui devait se trouver sur le site de Montsérié
croquis M. Ménétrier conservateur du Musée des quatres vallées
Un camp retranché domine le village: des tumuli, des cavernes funéraires,
habitations primitives, des squelettes d’hommes et d’animaux de toute sorte,
de la vaisselle façonnée avec les doigts et cuite au soleil; des éclats de silex;
des armes primitives; des haches en pierre polie; des moulins espèce d’auge en
pierre; des disques sorte de pierre plates, servant à la cuisson d’une espèce
de pâte dont on faisait le pain; la trace de restes d ‘aliments dans une écuelle
placée à côté du défunt avec les objets qu’il avait ambitionné le plus. En se
rapprochant de notre époque, des monnaies, des stylets, des javelots, des chaînes
des boucles, des colliers, d’abord en bronze puis ensuite en fer. (A Dumège )

L’oppidum qui domine le village 750 m d’altitude n’a pas moins de 800 m de circonférence.
Il y a été recensé 5 dolmens la plupart sur la commune de Bize aujourd’hui en ruine ou disparus.
Encore visible 1 caverne funéraire sous un petit tumuli, l’emplacement du village abrité naturellement
par une barre rocheuse; des levées de terre importantes bordant l’oppidum; ainsi que de nombreuses
constructions en pierre murets antiques etc.… l’entrée de celui-ci est marquée par deux mégalithes;
en longeant ces constructions en pierre direction Est on est ramené vers le lieu de culte, sanctuaire
ou furent célébrés ERGE, MARS et JUPITER. Situé dans un quartier de la forêt appelé « Marto ou cap del Martel »
ce lieu forme comme un échelon sur le versant Oriental de la montagne oppidum, à une altitude de 620 m.
Cette situation permet de jouir d’une vue très étendue sur les vallons environnants. Ce type de lieu dégagé
situé sur des belvédères permettait l’observation des astres, on y retrouve le caractère sacré de la forêt
dont le mystère cache la présence invisible de la divinité. La construction n’était pas considérable, ce type
de sanctuaire se réduisait à des enceintes en plein air délimitées selon les rites. Nombreux sont les objets
rituels trouvés à cet endroit, vases de sacrifice lacrymatoires couteaux des statuettes, un petit coq, un sanglier,
de nombreuses pièces de monnaies et des autels votifs. Ces stèles pour la plupart étaient dédiées au Dieu Ergé
qui pourrait avoir été le Dieu protecteur des populations de la basse Neste. Le village semble avoir tiré son nom
de cette divinité Mons Ergé ce qui semble correspondre si l’on utilise le dialecte Bigourdan. Malheureusement les
pillages successifs nous privent de la plus part de ces ex-voto. La pièce la plus remarquable est sans conteste un
petit masque de bronze de 172 mn de hauteur formé d’un seul tenant visage et col fait au repoussé, pour réaliser un
tel chef-d’œuvre il a fallu une habileté remarquable. Le cou est un tube tronconique rattaché à la tête sans soudure
ce qui implique un art consommé du travail de repoussage que l’archaïsme de la réalisation n’exclut pas. Sa datation
à ce jour contre versée se situe au III me siècle AV J.C.
Le site Archéologique de Montsérié est difficile à appréhender, l’absence de fouilles et de recherches scientifiques ne
permet pas d’avoir une connaissance précise sur l’occupation de ce lieu qui détient bien des mystères que le temps aura
bien du mal à élucider.
La visite est possible par un sentier de randonnée munis du topo-guide délivré par l’office de tourisme de St Laurent de N.
Le local d’exposition attenant à l’église ouvert en permanence détient des objets découverts sur les lieux et de la documentation
Un CD Le Site Archéologique de Montsérié (Archéologie et multimédia) à été réalisé et destiné à l’éducation Nationale
disponible dans les CDDP et dans les CDRP
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